La dépression augmente le risque de syndrome métabolique chez les femmes

jeudi 27 janvier 2005.
On étudie de plus en plus le syndrome métabolique, dont on sait qu’il favorise la pathologie cardiovasculaire. Il se définit par l’association de trois des cinq critères suivants : Obésité androide, HTA, glycémie à jeun > 1,1g/l, hypertriglycéridémie et HDL-cholestérol abaissé. Par ailleurs, on a constaté depuis longtemps que la dépression était un facteur favorisant le développement de maladies cardiovasculaires. Toutefois, jusqu’ici on n’avait pas recherché de relation entre ces deux syndromes. Un journal de psychologie* s’est intéressé à ce point de vue, en reprenant une étude américaine de grande envergure sur la nutrition menée entre 1988 et 1994.Celle-ci a suivi 3 186 hommes et 3003 femmes de 17 à 39 ans, sans aucune pathologie cardiovasculaire ni diabète.Un questionnaire et un examen médical ont établi l’existence ou non d’un syndrome métabolique ou d’une dépression. Les résultats montrent que parmi les femmes, celles qui avaient un antécédent de syndrome dépressif avaient un risque deux fois plus élevé de développer un syndrome métabolique. Cette relation entre dépression et syndrome métabolique se retrouvait après ajustement pour l’âge, la race, le niveau d’éducation, le tabac, l’activité physique, la consommation de sucres rapides ou d’alcool. Par contre, cette relation n’était pas retrouvée chez les hommes.
Voir en ligne: Psychosomatic Medicine 2004 ; vol.66 : p.316-322.


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