Cancer : "10% des professionnels n’auront plus le droit d’exercer" en 2006, selon le professeur Khayat
PARIS (AP) - Le président de l’Institut national du cancer David Khayat annonce mardi la mise en place d’un "label qualité" pour les établissements traitant le cancer, et prévient qu’"environ 10% des professionnels n’auront plus le droit" d’exercer d’ici à 2006.
"L’Institut national du cancer est en train de mettre en place un énorme changement" dans le traitement du cancer, précise David Khayat dans "Le Parisien/Aujourd’hui en France". "Les mauvais élèves n’auront plus le droit d’exercer".
Selon le président de l’Institut national du cancer, "d’ici à 2006, j’estime qu’environ 10% des professionnels qui interviennent actuellement sur le cancer n’auront plus le droit de le faire".
"C’est la conséquence des nouvelles normes en matière de qualité que nous mettons en place dans la prise en charge des malades", précise-t-il. "C’est un changement colossal en France".
Le Pr Khayat considère qu’"on ne peut plus accepter l’inégalité actuelle face à l’accès aux soins". "Il faut savoir qu’en France, la mortalité par cancer varie de un à six selon les endroits".
Désormais, "on ne peut plus s’affirmer cancérologue si on ne tient pas la route", assure David Khayat. "Nous travaillons avec les différentes sociétés savantes, cancer par cancer, discipline par discipline, pour définir très précisément quels sont les seuils minimaux d’activité par an pour recevoir l’agrément".
"Pour avoir le droit d’exercer, les services devront aussi respecter des normes de qualité, en prouvant qu’ils appliquent réellement les protocoles les plus performants que nous sommes en train de labelliser à l’Institut national du cancer", explique-t-il.
Selon le Pr Khayat, "la liste précise de ces critères pour exercer en cancérologie sera publiée à la fin de l’année 2005". AP
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